Chroniques littéraires

#63 Chronique littéraire : Meilleurs voeux et va au diable! d’Émilie Parizot

  • Genre : new romance, new adult
  • Nombre de tome : 1
  • Éditeur : Fyctia
  • Date de sortie : 14 novembre 2019

 


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Coline file le parfait amour avec… Chez Marcelle, la petite boutique de décoration florissante qu’elle a créée il y a quatre ans et qui, depuis, occupe tout son temps. Chez elle, chaque objet est choisi avec tendresse. Du coup, les hommes sont loin d’être sa priorité. De toute façon elle n’a connu que quelques histoires beaucoup trop courtes pour satisfaire son âme romantique.

Pourtant, elle est presque séduite lorsqu’un client particulièrement à son goût lui fait les yeux doux… et très déçue en découvrant que ce vil charmeur n’est autre que le propriétaire du nouveau magasin de décoration qui vient d’ouvrir juste en face du sien. Et dire qu’elle se voyait déjà à son bras, alors qu’il étudiait simplement la concurrence ! Elle aurait, à la limite, pu lui pardonner de lui avoir donné de faux espoirs, mais elle ne risque pas d’oublier la menace qu’il fait peser sur sa petite entreprise adorée.

Coline ne compte pas se laisser faire… que le meilleur gagne !


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Entre chocolats chauds agrémentés d’épices, taquineries qui tournent parfois au coup bas et guerre de la décoration, Meilleurs vœux et va au diable! vous transporte le temps d’un roman.

A la veille de Noël, les protagonistes ne manquent pas d’imagination pour rivaliser avec leur voisin de boutique et concurrent. Je me suis régalée de cette guerre-guerre, tantôt bon enfant tantôt plus sérieuse.

Cette romance change de ce qu’on a l’habitude de voir ou lire dans les livres consacrés à Noël. Ici, on ne parle pas de village perdu, célébrant avec ferveur les traditions de la fin d’année. On ne voit pas un seul flocon de neige. Mais cela n’empêche pas l’esprit de Noël d’être présent et de nous faire vivre un moment magique. J’ai beaucoup apprécié les virées au marché de Noël en bonne compagnie, notamment.

Le récit commence par la venue d’un « client mystère » dans la boutique de Coline. Inconnu et mystérieux, cet homme intrigue la protagoniste. Et elle n’est pas au bout de ses surprises ! L’histoire oscille entre humour et passages plus sérieux. On s’y perd aisément et les pages défilent sans qu’on s’en rende compte. J’ai ri plusieurs fois des répliques cinglantes que se lançaient Coline et Adam.

J’ai adoré l’univers de chacun des personnages et le fait qu’ils soient complémentaires. Je me suis imaginée sans peine les deux boutiques. Etant moi-même attirée par la décoration, ce thème m’a beaucoup parlé. J’ai également apprécié le mystère qui entourait le personnage d’Adam et le fait que l’auteur fasse durer le suspense le concernant. Bien qu’il ait un caractère difficile à suivre, Adam est touchant. J’avais parfois l’impression de faire face à un petit garçon perdu.

Entre champ de bataille et moments de douceurs, ce roman est parfait pour attendre Noël. Vous vous attacherez sans peine aux divers personnages et l’histoire vous fera passer de bons moments.

 

 

« T’es con. »

Sa réponse me fait sourire.

« Con avec des coeurs dans les yeux. »

 

Chroniques littéraires

#62 Chronique littéraire : Unexpected Christmas de Phœnix B. Asher

  • Genre : new romance, new adult
  • Nombre de tome : 1
  • Éditeur : Hugo & Cie
  • Sortie : 14 novembre 2019

 


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Emerson, la fille adoptive de la riche famille Kessler, a tout ce qu’elle a toujours rêvé d’avoir : des amies fidèles, un dressing de la taille d’un studio, et un fiancé qui va bientôt lui offrir un mariage de princesse. Pourtant, à quelques mois de la cérémonie, une lettre accapare toutes ses pensées, l’empêchant de se concentrer sur les préparatifs. Alors que Noël approche, Emerson quitte sa Californie natale. Destination le froid du Montana, pour un voyage à la recherche de ses origines qui pourrait bien lui réserver des surprises inattendues. À commencer par ce cow-boy à l’allure de mannequin qui semble en connaître plus qu’elle sur son passé !


 

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Je suis une grande fan de tout ce qui concerne Noël : l’ambiance, les moments en famille, les biscuits, les décorations mais ce que je préfère au monde, ce sont les films de Noël! Je ne pouvais donc pas passer à côté de ma première romance de Noël. J’ai lu ce roman dans le cadre de mon partenariat avec Fyctia, que je remercie pour leur confiance et leur envoi!

Vous êtes certainement impatient de savoir ce que j’ai pensé de cette découverte ? *roulement de tambours* J’ai adoré! J’ai retrouvé tout ce que j’aime dans l’esprit de Noël et surtout j’ai ressenti la même joie en lisant ce livre qu’en regardant un bon film romantique.

L’ambiance que j’aime tant était au rendez-vous. La neige du Montana, ses habitants attachés aux traditions, les repas familiaux, le beau gosse dévoué et irrésistible. Surtout le beau gosse irrésistible, on ne va pas se mentir.

Au début du roman, j’ai eu peur de ne pas retrouver cette étincelle particulière que l’on ressent à l’approche des fêtes dans cette histoire car le cadre n’était celui que j’attendais.  En effet, on se retrouve en Californie, on parle de mariage et Emerson, l’héroine, ne semble pas se préoccuper de Noël. Heureusement, cela a tout de suite changé avec l’arrivée de la protagoniste au ranch authentique de la petite ville de Darcy. J’ai trouvé que l’autrice était très douée pour donner un cadre à son récit et permettre au lecteur de s’imprégner de l’univers qu’elle a voulu transcrire. Je me suis plongée dans ce livre avec une facilité déconcertante et agréable à la fois. La magie de Noël a opéré !

Attardons-nous sur les personnages. Au premier abord, Emerson est une femme hautaine au possible. Elle m’a irritée dès le départ. Elle donne l’impression d’être une princesse, supérieure à tout le monde. Cependant, on comprend assez rapidement que, sous ses airs de femme arrogante, se cache une petite fille perdue. Emerson s’est forgé une carapace afin d’affronter les épreuves que la vie met sur son chemin. Elle ne sait pas ce qu’est le véritable amour et elle n’y croit pas. Son séjour dans le Montana va briser son bouclier et révéler celle qu’elle est vraiment.

Vous vous souvenez du beau gosse irrésistible dont on parlait il y a à peine deux minutes ? Il se prénomme Sage. Et son prénom lui va comme un gant. Homme à tout faire au ranch, il apprécie la vie qu’il mène. Sage est convaincu qu’il est marié à son travail et qu’aucune femme ne voudra jamais d’un homme qui travaille autant. Lorsqu’il rencontre Emerson, il ne peut s’empêcher de remettre en question ses propres règles.

Les personnages qui ont été imaginés par l’autrice sont sensibles, intelligents et inspirants. On aime la fougue d’Emerson, le dévouement de Sage, mais aussi les conseils avisés de Lauren, la mère de Sage, et les émotions transmises par Paul, le patron du ranch. Chaque personne à son rôle à jouer dans cette comédie romantique, aucun d’eux n’est mis à l’écart.

En résumé, une ambiance aux allures de chocolat chaud, doux et réconfortant, une histoire avec un fond intéressant, des personnages craquants comme des bons biscuits de Noël. Tous les critères sont réunis pour nous faire passer un excellent moment et pour nous projeter dans cette période particulière qu’est Noël. Comme j’ai l’habitude de le dire : carton plein pour cette romance !

 

— Mais tu ne connais pas le Montana ! Tu ne vas quand même pas partir là-bas toute seule !

— Ce n’est pas la forêt équatoriale, Cam, n’exagère pas. Je prends un avion. Je vais à mon rendez-vous et je rentre. Ce n’est pas compliqué…

Chroniques littéraires

#61 Chronique littéraire : Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir

 

  • Genre : dystopie, young adult

  • Nombre de tomes : 3 pour le moment

  • Éditeur : PKJ

 

 


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Laia est une esclave.

Elias est un soldat.

Aucun d’entre eux n’est libre.

 

Sous l’Empire Martial, la défiance est synonyme de mort. Ceux qui ne dédient pas leur sang et leur corps à l’Empereur risquent l’exécution des personnes qu’ils aiment et la destruction de tout ce qui leur est cher.

C’est dans ce monde brutal, inspiré de la Rome ancienne, que Laia vit avec ses grands-parents et son frère aîné. Sa famille survit comme elle peut dans les allées sombres et pauvres de l’Empire. Ils ne défient pas l’Empire. Ils ont vu ce qui arrive à ceux qui osent le faire.

Mais quand le frère de Laia est arrêté pour trahison, Laia doit prendre une décision. En échange d’aider les rebelles qui ont promis de secourir son frère, elle doit risquer sa propre vie pour jouer les espionne à l’intérieur même de la plus grande académie militaire de l’Empire.

Là-bas, Laia rencontre Elias, le soldat le plus doué de l’école – et secrètement, le plus réticent. Elias ne veut qu’une chose : se libérer de la tyrannie qu’il se doit d’appliquer de par sa formation. Lui et Laia réalisent rapidement que leurs destinées sont étroitement liées, et que leurs choix pourraient bien changer le sort même de l’Empire.

 


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Je suis une grande fan de dystopie. J’ai lu et adoré Hunger Games, Divergente et bien d’autres! Quelle joie lorsque j’ai découvert les premiers chapitres de cette saga, qui m’ont tout de suite fait sentir que cette histoire serait géniale et spéciale. Et addictive surtout !

On y trouve des personnages complets, qui évoluent au fil des romans. Ils ont chacun leurs spécialités et leur caractère, ce qui permet de trouver une part de nous-même dans, au moins, un des personnages et de s’identifier à celui-ci facilement. Laia, Elias, Helene, tous sont inspirants. Que ça soit grâce à leur esprit ouvert et déterminé, à leur force de caractère ou à leur sensibilité.

Mais le point fort de cette saga reste l’univers incroyable qui a été imaginé par l’auteur. On est directement projeté à Blackcliff, au milieu des martiaux et des érudits. Je n’ai eu aucune peine à imaginer les personnages ou les différents lieux décrits. Une fois qu’on a plongé dans ce monde, on a de la peine à en ressortir.

Le récit est construit de façon à toujours garder un niveau de suspense intéressant pour le lecteur. Les différents narrateurs (en alternance, selon les chapitres), nous donnent chacun un point de vue sur l’histoire et diverses informations sur l’intrigue. La plupart du temps, on suit donc les aventures d’un personnage à travers sa narration, sans qu’il se trouve au même endroit que les autres narrateurs. On a plusieurs petites histoires qui forment le récit plus vaste, mais qui restent toutes liées d’une manière ou d’une autre. De cette façon, même après trois romans, l’histoire ne s’essouffle pas. Le lecteur est toujours pris dans les aventures de nos personnages et il n’y a pas de « coup de mou ».

J’attendais avec impatience de pouvoir enfin lire cette saga et je n’ai, de loin, pas été déçue! Elle correspond parfaitement à ce que j’espérais lire. Si les guerres entre peuple, les méchants terrifiants, les personnages attachants et les univers originaux et surprenants vous attire, Une braise sous la cendre, entre mythe et réalité, vous fera voyager et prendre votre pied!

 

La vie n’est pas toujours ce que l’on pense qu’elle sera. Tu es une braise sous la cendre, Elias Veturius. Tu vas provoquer une étincelle et brûler, ravager et détruire. Tu ne peux pas l’empêcher.

Chroniques littéraires

#60 Chronique littéraire : Nos âmes tourmentées de Morgane Moncomble


  • Nombre de tome : 1
  • Genre : New Adult
  • Editeurs : Hugo & Cie

 

Pourra-t-il lui redonner le sourire ?

Lorsqu’Azalée revient à Charleston, sa ville natale, ce n’est pas de gaîté de coeur. Elle a préféré partir quelques années auparavant pour échapper à des souvenirs pénibles et pour mettre le plus de distance possible entre elle et ceux qui lui ont fait du mal. Sa mère, avec qui elle n’avait plus aucun lien, vient de mourir lui laissant sa maison et une succession à régler. Là voilà de nouveau dans la maison familiale, pour un temps qu’elle espère le plus bref possible.  Jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance d’Eden, son nouveau voisin. Il est charmant, amusant, différent des hommes qu’elle a rencontrés jusqu’alors. Il lui donne envie de changer, de bousculer le fragile équilibre qu’elle avait trouvé loin d’ici. Peut-être même de céder à son attirance. De vivre heureuse à nouveau tout simplement. Mais cela impliquerait de rester à Charleston. Est-elle capable de faire table rase du passé, d’oublier tout ce qui s’est passé ici ? Eden a ses propres fêlures mais il est prêt à l’aider. Azalea a un long chemin à parcourir mais il pourrait la conduire vers l’amour et le bonheur.


 

Pépite.
Grosse claque.
Folie.

Coup de cœur.

Il y a de ces romans qui vous font réfléchir, qui vous marquent. « Nos âmes tourmentées » se range dans cette catégorie. L’auteur aborde des sujets dont on parle au quotidien, en 2019 : féminisme, violence domestique, harcèlement scolaire, suicide, viol et j’en passe. Son récit est construit avec intelligence autour de ces thèmes, auparavant considérés comme tabou. Tous les clichés sont démontés et l’auteur introduit ce que l’on considère, de nos jours, comme la normalité dans son roman. Que veut dire « s’habiller comme un garçon » ? Pourquoi le ménage et la cuisine seraient forcément dédiés aux femmes ? Pourquoi un homme sexuellement libre et un héro et une femme une pute ? Les standards sont cassés et c’est un plaisir pour les yeux.

Ce livre est le premier que je lis qui aborde ces thèmes actuels. Et avec classe, s’il vous plait. Je pense sincèrement que tout le monde devrait le lire, pour que le message entre dans toutes les petites têtes. Le monde bouge, évolue et il est grand temps que chacun en prenne conscience. On entend encore beaucoup trop d’absurdités, trop de jeunes sont encore persécutés à l’école car ils sont différents. Et c’est à nous, les jeunes d’aujourd’hui, de faire bouger les choses. C’est nous qui éduqueront les prochaines générations.

 

Breaking news : Les hommes pleurent. Les femmes se masturbent. Les hommes peuvent se maquiller. Les femmes aiment le porno. Les hommes peuvent aimer d’autres hommes. Les femmes peuvent aimer d’autres femmes. Les hommes peuvent aimer le rose. Les femmes peuvent choisir de ne pas se raser. Les hommes peuvent porter des talons. Les femmes peuvent être douées en sciences. Les hommes n’ont pas à être musclés. Les femmes n’ont pas à avoir des formes. Les hommes n’ont pas à aimer le sexe. Les femmes n’ont pas à être minces.

 

Je crois que vous l’aurez compris, j’ai été conquise par les différents thèmes de ce livre. Qu’en est-il des personnages ?

Azalée, l’héroïne, semble sûre d’elle, libérée. Mais plus on apprend à la connaitre, plus on découvre que son cœur est cabossé et que ses écorchures ne sont pas prêtes de se refermer. Elle est l’image même de la force de caractère. Elle a tout de la protagoniste moderne : féministe, sûre de ses idées et prête à tout pour les défendre, indépendante, libre. Mais elle est aussi sensible et fragile quelques fois. On aime ses répliques cinglantes et sa langue bien pendue. On aime aussi sa spontanéité et sa joie de vivre.

Eden est un peu différent. Tatoué de partout, il sait jouer au gros dur quand il le faut. Il peut avoir de la peine à gérer sa colère, certainement à cause de son enfance douloureuse. Mais, au fond de lui, c’est une perle, un petit chaton perdu. On aime sa sensibilité. Et le fait qu’il joue du violon (vous me voyez fondre ?). Ce qui m’a le plus touchée, c’est son petit secret (ceux qui l’ont lu comprendront !). Il nous montre une toute autre facette de sa personnalité et j’ai adoré !

Je vous parlerai encore rapidement de la plume de l’autrice. J’avais beaucoup aimé son style dans ses deux premiers romans « Viens, on s’aime » et « Aime-moi je te fuis » (d’ailleurs, il faut absolument que vous les lisiez, si ce n’est pas chose faite !), et je suis à nouveau tombée amoureuse de sa plume dans ce troisième livre. Elle est addictive, tantôt franche, tantôt douce. Son style est mature et nous permet de nous plonger pleinement dans l’histoire. Et ces répliques, ces pensées insipirantes!… Je pourrais vous citer des centaines de phrases qui m’ont touchées dans ce livre. En un seul mot ? Envoûtant.

Résumons : des sujets modernes et actuels, des personnages à tomber par terre, profonds, complets, une plume addictive, envoûtante. Je crois que l’on peut dire que tous les éléments sont réunis pour provoquer de nombreux coups de cœur. En tout cas, ça n’a pas manqué avec moi ! Alors, lisez, partagez et parlez pour faire entendre vos idées. Ensemble, nous pouvons changer les choses. Ensemble, unis, nous pouvez révolutionner le concept même de la normalité. Poussez les gens à prendre compte des absurdités qu’ils divulguent sans même en comprendre le sens. Ne les laissez pas vous traiter de « fille facile », « garçon manqué » ou je ne sais quoi. Et surtout, vivez. Vivez pour vous, aimez-vous.

 

Nous formions une symphonie. Un concerto des corps et des coeurs qui dit je t’adore, j’ai besoin de toi, ne pars pas.

 

With Love, Chloé.

Chroniques littéraires

#59 Chronique littéraire : Cursed de Thomas Wheeler

  • Nombre de tome : 1
  • Genre : Young Adult
  • Editeur : Gallimard Jeunesse Romans

 

 

La jeune Nimue se voit confier une mission de la plus haute importance par sa mère, lors du massacre de son village : elle doit remettre l’épée du pouvoir à Merlin, un sorcier puissant. Sa quête lui apportera de nouveaux amis et compagnons, mais aussi des révélations sur son passé. La magie de l’épée, redoutable et ancestrale, guidera Nimue tout au long de son aventure. Combattante hors pair, elle est le dernier espoir de son peuple. L’aventure ne fait que commencer.

Vous avez été guidés par le conte de Merlin l’Enchanteur et le roi Arthur ? Ce roman vous renverra quelques années en arrière. Vous ne connaissez pas ces histoires ? Ce récit vous donnera un aperçu revisité de ce que vous avez possiblement manqué. Quoi qu’il en soit, laissez parler votre côté aventureux et lancez-vous dans une chevauchée incroyable en compagnie de nos héros. Le charme opérera, je vous le garantis ! Entre magie, batailles, ruses et répliques bien placées, ce roman ne vous laisse pas de répit.

Nimue est une héroïne déterminée et inspirante. Prête à se sacrifier pour son peuple, cette jeune femme n’a pas froid aux yeux. Elle n’a pas peur de tenir tête à ses ennemis. C’est avec plaisir qu’on suit son parcours. Elle sait s’entourer des bonnes personnes et prend volontiers les conseils des gens plus expérimentés qu’elle. J’ai adoré sa force de caractère et son côté intrépide.

Mais Nimue n’est pas le seul personnage qu’on affectionne dans ce roman. J’ai eu un coup de coeur pour Arthur, notre faux chevalier dragueur et toujours prêt à blaguer. J’attendais avec impatience les passages où on le retrouvait et ce jusqu’aux dernières pages. J’ai également apprécié le personnage de Merlin, qui était bien différent de ce que je connaissais. En effet, il a perdu ses pouvoirs et il doit se contenter de ses belles paroles et de ses facéties pour se démarquer. De plus, il est mystérieux et on ne sait pas vraiment à quel camp il appartient, ce qui apporte un petit suspense au récit.

Je crois que je ne peux révéler aucune fausse note dans ce roman. Tous les détails sont travaillés et la plume de l’auteur m’a conquise. J’ai passé un très bon moment et je me réjouis de redécouvrir cette histoire dans la série Netflix qui sortira en 2020!

Chroniques littéraires

#58 Chronique littéraire : VertiG de Laureline Eliot

  • Genre : New Adult, new romance
  • Nombre de tome : 1
  • Editeur : Hugo & Cie

 

La vie est pleine de rebondissements. La vie n’est pas facile, elle n’est pas toute rose. Ava et Oliver l’ont appris à leurs dépens.

Ava est une jeune femme séductrice, déterminée et brillante. Patronne de sa propre société, sa vie professionnelle est un succès et lui permet de s’épanouir. Sa vie personnelle est tout le contraire. Ava cherche des histoires sans lendemain, la séduction à l’état pur. S’attacher ? Très peu pour elle. Mais que cache cette attitude primaire ? Oliver avait une vie bien rangée. Un travail, un appartement, une famille aimante. Puis, il a tout plaqué sur un coup de tête. Un cas de force majeure l’oblige à revenir dans sa ville natale et à affronter ses démons.

Dès les premières pages de ce roman, le lecteur se rend compte que l’histoire ne sera pas un long fleuve tranquille. Les doutes et les peurs des personnages prennent souvent le dessus sur leurs relations, les rendant compliquées. Ava est plutôt caractérielle. Elle s’emporte facilement, elle n’a pas la langue dans sa poche et ne se gène pas faire remarquer ce qui lui déplait. Oliver est plus terre-à-terre. Il suit ses envies et il n’hésite pas à user de l’humour à toutes les sauces. Il sait ce qu’il ne veut pas, mais il sait également ce qu’il veut et il fait tout pour l’obtenir. Ava est un loup solitaire alors qu’Oliver aime les gens et est très sociable. On fait connaissance avec des protagonistes diamétralement opposés. Dans la plupart des romans, ces différences permettent aux personnages de s’attacher rapidement l’un à l’autre, de se trouver des qualités complémentaires. Dans « VertiG », ces disparités éloignent Ava et Oliver. Ava refuse de s’ouvrir et elle profite même pour se renfermer. Dompter Ava va être un vrai défi pour Oliver.

Ce livre m’a plus pour plusieurs raisons. J’ai aimé le fait que l’histoire d’amour prenne du temps à se mettre en place. Les protagonistes luttent chacun de leur côté, puis ensemble avant de se trouver. Cela donne une impression de réalisme au roman, car, dans la vie, tout ne se fait pas toujours aisément et l’auteur l’a bien montré dans son récit. J’ai aussi apprécié les mystères qui règnent autour d’Ava et Oliver. En effet, ils ont chacun leurs secrets et on en découvre la teneur au fil des chapitres. Cela apporte du suspense au roman ainsi qu’une impression de lecture accomplie une fois que l’on referme le livre et que les interrogations ont été levées. Je me suis beaucoup attachée aux personnages. J’ai aimé chaque fêlure d’Ava, sa fragilité mais aussi sa force incroyable qu’elle puise au fond d’elle-même. J’apparente Oliver à un agneau. Il est doux, regardant, protecteur. Sa détermination est contagieuse et exemplaire. Le dernier point que je soulèverai concerne la plume de l’auteur. J’ai vraiment apprécié cette dernière. Elle est fluide, poétique et mature. Elle sublime l’histoire. Et c’est exactement ce que l’on recherche chez un auteur !

En bref, de la romance, des personnages adorables et touchants, une histoire agréable à découvrir. Un cocktail bien dosé et doux-amer en bouche !

Merci Fyctia pour l’envoi et la belle découverte !

 

– Je ne sais pas comment me comporter avec toi, Ava. Je ne veux pas que tu me fuies, je te laisse toute la place dont tu as besoin. [… ] Tu me donnes un accès total à ton corps alors que ton âme est verrouillée à double tour. Et moi, c’est tout ce qui m’intéresse : toucher ton âme.

Chroniques littéraires

#57 Chronique littéraire : La Reine sous la Neige de François Place

  • Genre : Young Adult
  • Nombre de tome : 1
  • Editeur : Gallimard Jeunesse

 

L’avion qui relie Johannesburg à Amsterdam est détourné en raison d’une tête de neige et se voit contraint d’atterrir à Londres, laissant Sam perdue et déstabilisée. Heureusement, la jeune fille est prise en charge par Cathy, une des hôtesses, qui l’aide à trouver une chambre d’hôtel et l’accueille au sein de son petit groupe. Le lendemain, Sam décide de rendre visite à une amie londonienne qu’elle n’a jamais eu l’occasion de rencontrer et avec qui elle correspond par lettres. L’aventure commence. Elle fera des rencontres surprenantes et d’autres moins agréables. En milieu de journée, une nouvelle accablante tombe sur Londres. Des événements étonnants surviennent alors.

Ce roman vous emmène directement dans la capitale britannique. On a l’impression de se promener dans les rues enneigées de Londres, voyant tantôt la Tamise, tantôt le Big Ben. On imagine les petites reines en plastique de toutes les couleurs, qui saluent mécaniquement. L’auteur a travaillé ses descriptions afin de vous transporter dans son univers et dans son histoire. Au premier abord, on s’emmêle un peu les pinceaux car il y a beaucoup de personnages. Mais l’écrivain sait nous guider habillement, il gère les transitions entre les différents personnages d’une main de maître. On s’attache donc rapidement aux uns et aux autres et on se réjouit de découvrir les aventures de chacun. Si je dois citer un point négatif, je dirai que c’est dommage de ne pas apprendre plus d’éléments personnels sur les protagonistes. Par exemple, Diane, la maman de Sam, évoque l’état de sa fille qui s’améliore au détour d’une conversation mais l’auteur ne revient pas du tout sur cet aspect de l’histoire et on reste un peu sur notre faim.

On comprend, cependant, que l’histoire est centrée sur le deuil national, la page d’Histoire qui se tourne et les phénomènes étranges qui surgissent de nulle part. Même l’histoire d’amour est quelque peu reléguée au second plan en deuxième partie de roman. Les thèmes vont et viennent au gré des envies de l’auteur. Le récit reste bien composé, logique et facile à suivre. On ne s’ennuie pas car de nouveaux éléments sont régulièrement apportés à l’histoire. Je souligne que ce roman est assez addictif car on a envie de percer à jour le mystère principal.

Le mélange de genres de ce livre permet, je le pense, de toucher une multitude de lecteurs. On a le côté historique, le policier, la romance et le fantastique. Quatre genres principaux qui se succèdent, s’entremêlent, se chevauchent mais s’harmonisent parfaitement. Le tout écrit brillamment. En effet, la plume de l’auteur est agréable à lire. Elle est mature, précise et envoûtante.
J’ai été agréablement surprise par ce roman. Je ne m’attendais pas du tout à lire une histoire de ce genre-là et finalement cela m’a beaucoup plu.

 

Si nos existences se limitaient aux images qui nous représentent, nous serions des pantins condamnés par un dieu méchant à refaire toujours les mêmes gestes, soumis aux lois du spectateur cruel qui peut à volonté accélérer ou ralentir, arrêter une attitude, une expression, n’importe quelle révélation de l’ordre de l’intime. Et notre existence s’effacerait au profit de ce que l’on voudrait retenir de nous.